Il faut chanter Brassens !

mardi 21 juin 2011
par  K.S.
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L’information vient tout juste de nous parvenir, d’amis internautes, Gérard-André, et Yves Le Car :

" Pour avoir, semble-t-il chanté, "Hécatombe" de Georges Brassens, un Quidam (que je ne connais pas) a été puni de 200 euros d’amende et 40 heures de travaux d’intérêt général. En réaction à cette acadabrantesque histoire, 29 Toulousains ont aussi entonné ce poème de Brassens et se sont fait embarquer au commissariat ! "

L’un d’eux nous dit : " Je fais partie des artistes qui chantent Victor Hugo, Louis Aragon, Jean Ferrat. Je suis aussi de ceux qui pensent qu’il faut, dans toutes les sociétés, des règles d’organisation ... Mais force est de constater qu’aujourd’hui pour un oui ou pour un non des centaines de milliers de personnes (oui oui des centaines de milliers de personnes) sont suspectées, mises en garde à vue, entendues au poste ... "

Toutes et tous, sommes invitéEs à chanter Brassens, dès ce soir pour la Fête de la musique, mais aussi dans les jours et les semaines qui suivent, sans omettre L’Hécatombe et Gare au gorille.

SKS

Au marché de Briv’-la-Gaillarde

A propos de bottes d’oignons

Quelques douzaines de gaillardes

Se crêpaient un jour le chignon

A pied, à cheval, en voiture

Les gendarmes mal inspirés

Vinrent pour tenter l’aventure

D’interrompre l’échauffourée

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Or, sous tous les cieux sans vergogne

C’est un usag’ bien établi

Dès qu’il s’agit d’rosser les cognes

Tout le monde se réconcilie

Ces furies perdant tout’ mesure

Se ruèrent sur les guignols

Et donnèrent je vous l’assure

Un spectacle assez croquignol

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En voyant ces braves pandores

Etre à deux doigts de succomber

Moi, j’bichais car je les adore

Sous la forme de macchabées

De la mansarde où je réside

J’exitais les farouches bras

Des mégères gendarmicides

En criant : "Hip, hip, hip, hourra !"

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Frénétiqu’ l’un’ d’elles attache

Le vieux maréchal des logis

Et lui fait crier : "Mort aux vaches,

Mort aux lois, vive l’anarchie !"

Une autre fourre avec rudesse

Le crâne d’un de ses lourdauds

Entre ses gigantesques fesses

Qu’elle serre comme un étau

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La plus grasse de ses femelles

Ouvrant son corsage dilaté

Matraque à grand coup de mamelles

Ceux qui passent à sa portée

Ils tombent, tombent, tombent, tombent

Et s’lon les avis compétents

Il paraît que cette hécatombe

Fut la plus bell’ de tous les temps

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Jugeant enfin que leurs victimes

Avaient eu leur content de gnons

Ces furies comme outrage ultime

En retournant à leurs oignons

Ces furies à peine si j’ose

Le dire tellement c’est bas

Leur auraient mêm’ coupé les choses

Par bonheur ils n’en avait pas

Leur auraient mêm’ coupé les choses

Par bonheur ils n’en avait pas

Georges Brassens


Brèves

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