Non-violence contre le nazisme ?

jeudi 21 juillet 2011
par  K.S.
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Sous ce titre, André Bernard et Pierre Sommermeyer poursuivent le travail de réflexion qui caractérise le site Anarchisme et non-violence 2.

Ils répondent à un article de Roger Dadoun qui s’interrogeait, dans le Monde libertaire du 14 au 20 février 2008 (n° 1504, « Sarko, émule mou de Gandhi ») dans ces termes :

« Si la stratégie du Mahatma a eu raison de l’impérialisme britannique tenu en laisse par un système de lois (dont se moquèrent souverainement la soldatesque anglaise et les dignitaires coloniaux, qui n’y allèrent pas de main morte), aurait-elle eu la moindre chance face à des dictateurs sans foi ni loi tels que Hitler ou Staline, qui n’admettaient d’autre loi que celle de la force brute, identifiée à leur seul et absolu pouvoir de tuer ? Gandhi aurait-il, aujourd’hui, face aux crapuleux rejetons du fascisme qui prolifèrent la moindre chance ?  »

C’est en effet une question très souvent posée lorsqu’on évoque dans un débat la possibilité d’une action, d’une résistance non violente.

Les deux auteurs y répondent avec sérieux et sincérité :

« Ce questionnement contient implicitement sa réponse : non, la non-violence n’aurait rien pu contre Hitler ; et, encore aujourd’hui, elle serait tout autant inefficace : seule une violence plus haute peut vaincre la violence brute. Et l’Histoire a confirmé cette assertion : Hitler a finalement été vaincu par l’énorme déploiement des forces armées nord-américaines et alliées, après avoir durant une longue douzaine d’années exercé son pouvoir criminel. »

Mais ils font remarquer plusieurs points importants :

Que faut-il entendre par non-violence ?
Des actes de résistance non armée ont eu lieu à l’époque, et aujourd’hui en Palestine.

Autres remarques, notamment :

«  …si le pouvoir est au bout du fusil, le peuple risque d’être du mauvais côté ; et il paraît que le pouvoir est maudit, le pouvoir absolu étant… » et « La résistance civile est l’aspect le plus simple d’une résistance sans violence. Passer au stade supérieur, à une action offensive, exigerait les mêmes efforts que ceux qu’implique une préparation guerrière, les mêmes risques de mort aussi…  ».

Pour finir, une citation encourageante, de jeunes après le G8 :

« Une action collective publique de désobéissance de masse peut-elle être menée contre les conditions du travail précaire ? Ou contre la discrimination raciale ? Même si le monde n’a pas bougé après le G8, des possibilités de changement sont apparues qui peuvent élargir nos champs d’action et libérer de nouvelles énergies. »

Tout l’article est intéressant et peut se lire sur Anarchisme et non-violence 2 (http://anarchismenonviolence2.org/s... ; mise en ligne le 28 juin 2011).


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