Armée et direction d’entreprise, même combat

dimanche 13 juillet 2014
par  K.S.
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Après les protocoles Armée-École, c’est aux entreprises qu’il faut appliquer la méthodologie de l’École de guerre, une institution qui forme les futurs dirigeants militaires depuis 1878.

Le Vice-amiral Marc de Briançon, directeur de la dite École l’explique à Sandrine Weisz dans une interview publiée le 27 juin dernier sur le site du journal Les Échos http://business.lesechos.fr/directi....

Édifiant...

Extraits [1] :

Q : Un des grands temps forts de l’année est la simulation d’un théâtre d’opération. Comment cette mise en situation se déroule-t-elle ?

Nous immergeons nos stagiaires mais également des apprentis journalistes et diplomates en phase finale de leur formation, pour donner du réalisme, dans une situation de crise grave. L’animation du scénario joué, qui comporte l’ensemble de l’environnement politique, diplomatique, juridique, économique, médiatique et militaire, permet de placer chaque acteur « en situation » et de l’amener à prendre en compte l’ensemble des facteurs de la situation pour gérer la crise à son niveau. Nous utilisons pour ce faire des outils éprouvés comme la méthode d’analyse et de planification de l’OTAN.

Q : Pensez-vous que cette méthodologie est transposable à l’entreprise ?

Oui, l’entreprise est aussi confrontée à des épisodes de crise. Elle a tout intérêt à adopter des méthodes de gestion de crise - mettant en œuvre une approche globale - qui ont fait leurs preuves. Nous réfléchissons à l’ouvrir, vers le secteur privé notamment, car nous avons beaucoup de problématiques proches. A l’instar des entreprises, dans un environnement concurrentiel et mouvant, l’armée doit recruter, former, fidéliser, préparer et conduire le changement, pour, au final, mieux gérer des crises…

Q : C’est dans ce contexte que vous envisagez un rapprochement avec l’ANDRH [2]

Effectivement, nous avons tous à y gagner. A la fin de leur année à l’École de guerre, nos officiers suivent des voies d’approfondissement en finance, logistique, relations internationales, management, ressources humaines, par exemple. En 2014, l’ANDRH sera impliquée pour la première fois dans cet enseignement. L’objectif de ce rapprochement est de « frotter » nos officiers aux réalités du monde civil et d’accroître leur capacité à s’adapter à un environnement qui leur est, a priori, étranger. Ces échanges s’avèreront, j’en suis persuadé, aussi riches pour l’École de guerre que pour les entreprises qui se sont proposées pour cette expérimentation.


[1La note concernant l’ANDRH fait partie intégrante de l’article paru sur le site du journal Les Échos.

[2L’ANDRH (Association Nationale des Directeurs de Ressources Humaines) a créé, à la demande de l’École de guerre, un module d’approfondissement sur la gestion de projets et de crises. Cette formation a débuté par une approche interactive du leadership. La deuxième étape s’est déroulée à Calais sur le site d’Eurotunnel à la rencontre d’une entreprise confrontée à la problématique de gestion de crise. Enfin, à l’issue d’échanges avec les dirigeants, deux sujets stratégiques ont été soumis aux 22 officiers stagiaires impliqués dans ce module, pour qu’ils restituent leurs réflexions et propositions, en se basant sur les acquis de la formation. Cette pédagogie innovante implique une relation « gagnant gagnant » essentielle pour le développement des talents.


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