Cela n’était pas suffisant pour ce régime totalitaire.
Des extraits consultés par le journal britannique « The Independent » révèlent que ce nouveau code pénal adopté en début d’année légalise de facto les violences domestiques contre les femmes et les enfants. « Certaines dispositions assimilent même implicitement les femmes à des subordonnées comparables à des « esclaves », autorisant les « maîtres » - ou les maris - à exercer des châtiments physiques. » (Alison Terrien le 20.02.2026)
Auparavant, les violences conjugales pouvaient entraîner des peines de prison allant de trois mois à un an, et des lois visaient explicitement les mariages forcés et les violences sexistes.
A présent, lorsque les violences seront commises au nom de la religion ou de la morale, elles ne seront pas condamnées, sauf s’il y a « excès » : « Si un époux frappe son épouse avec une violence excessive entraînant fracture, blessure ou apparition d’hématomes, et que l’épouse prouve sa plainte devant le juge, l’époux sera considéré comme criminel ; le juge devra le condamner à quinze jours de prison ».
De plus, une femme victime de violences qui se réfugierait dans sa famille serait considérée comme coupable d’abandon du domicile conjugal, et les personnes l’ayant accueillie peuvent être elles aussi poursuivies.
Si elles se hasardent à porter plainte, le parcours judiciaire est semé d’embûches et risque peu d’aboutir.
Lorsqu’un pays est régi par une religion rigoriste, qui affirme détenir la seule vérité dans tous les domaines de la vie, qui instaure le machisme et la violence en règle de société, des femmes sont victimes, meurent sous les coups, se suicident, ou à tout le moins disparaissent à petit feux, perçues comme seules esclaves reproductrices.
Oui, oui, il faut respecter les religions, dit-on si souvent, et surtout fermer les yeux. Ce qui se passe en Afghanistan est sans doute le pire exemple. Mais de par le monde, qu’il s’agisse du christianisme, de l’islam, du judaïsme, et de bien d’autres formes de croyances, les personnes de sexe féminin sont oppressées, mises en seconde zone. Quant à la violence érigée en système éducatif, on n’oubliera pas, entre autres, Betharram et combien d’autres institutions où l’on mate les enfants vulnérables au nom de la morale et d’une vérité révélée.
Léonore